Marre des joints qui s’effritent et des façades qui font grise mine ? Vous cherchez une solution durable, esthétique et qui respire ? Oubliez les ciments classiques. Aujourd’hui, on va parler du joint à la chaux pour extérieur. Préparez-vous à redécouvrir un matériau ancestral qui a tout pour plaire.
Sommaire
Pourquoi choisir la chaux pour vos joints extérieurs ?
Vous hésitez encore pour le revêtement de vos façades ? La chaux offre des avantages indéniables. Voyons ensemble pourquoi elle est souvent la meilleure option et quelle chaux privilégier.
Les atouts imbattables de la chaux
La chaux est un matériau « respirant ». Elle permet à vos murs d’évacuer l’humidité, évitant ainsi bien des problèmes. Son esthétique est aussi un plus : elle s’intègre harmonieusement, surtout avec des ouvrages comme des enrochement en pierre, pour un rendu authentique. De plus, sa durabilité face aux intempéries et aux cycles gel/dégel assure une longévité supérieure.
Chaux aérienne vs. chaux hydraulique : Le bon choix
Pour vos joints extérieurs, vous avez deux grandes familles de chaux. La chaux aérienne (CL90) est plus lente à prendre mais offre une grande souplesse. La chaux hydraulique (NHL2), elle, durcit plus vite et propose une meilleure résistance mécanique. Votre choix dépendra de la rapidité de prise désirée et de la robustesse nécessaire pour l’application.
Matériaux et dosages : La recette du succès
Pour des joints extérieurs durables et esthétiques, les matériaux et leurs proportions sont essentiels. Voici comment bien les choisir et les doser.
La sélection de la chaux et du sable
Pour des joints extérieurs, vous privilégierez une chaux naturelle CL90 (aérienne) ou une chaux faiblement hydraulique (NHL2). La première est plus souple, la seconde offre une meilleure résistance initiale. Le choix du sable est aussi crucial. Utilisez un sable de granulométrie 0-4 mm pour les joints, il assure la bonne texture et la solidité de votre mortier.
Dosages précis pour chaque application
Un bon dosage, c’est la garantie d’un mortier efficace. Ne sous-estimez jamais l’importance de ces ratios. C’est ce qui fera tenir vos joints dans le temps, face aux intempéries et aux mouvements structurels. Un dosage mal ajusté peut compromettre tout votre travail, alors soyez rigoureux.
| Application | Type de Chaux | Ratio Chaux:Sable | Granulométrie Sable |
|---|---|---|---|
| Joints de murs (finition) | CL90 ou NHL2 | 1 volume de chaux pour 2,5 à 3 volumes de sable | Fin (0-2 mm) |
| Joints de murs (rebouchage) | NHL2 ou NHL3.5 | 1 volume de chaux pour 3-4 volumes de sable | Moyen (0-4 mm) |
| Joints de dallages | NHL3.5 ou NHL5 | 3 volumes de chaux pour 5 volumes de sable | Moyen (0-4 mm) |
Préparation du support : L’étape cruciale
Avant de penser à appliquer votre mortier, il est impératif de bien préparer la surface. C’est la garantie d’un résultat qui tient la route et qui dure.
Nettoyage et dégarnissage : La base saine
Si vous rénovez, commencez par dégarnir les anciens joints avec un marteau et un burin. Ensuite, nettoyez la surface à l’eau vinaigrée pour éliminer salissures et mousse. Laissez sécher 24 heures, puis humidifiez légèrement le support avant d’appliquer, pour une meilleure adhérence.
Les astuces pour une adhérence parfaite
Pour un parement de pierre naturelle fraîchement posé, attendez quelques jours avant de jointoyer. Cela évite bien des soucis. Juste avant d’appliquer le mortier, passez un aspirateur de chantier. La poussière est l’ennemi numéro un de l’adhérence ; elle provoque le décollement des futurs joints.
Application et finitions : Le geste du pro
On passe aux choses sérieuses : comment appliquer ce mortier à la chaux et comment obtenir un rendu nickel ? Suivez le guide pour un travail de pro, sans tracas.
Les techniques d’application du mortier
Pour appliquer le mortier, utilisez une truelle ou un fer à joint. Remplissez généreusement les espaces entre les pierres, sans chercher à lisser. L’astuce, c’est de râcler le surplus avec le tranchant de la truelle. Cela permet une meilleure accroche de l’enduit et donne un aspect plus traditionnel, hyper durable.
Séchage et brossage : Les clés de la durabilité
Voici les étapes pour des joints qui tiennent la route :
- Laissez sécher le mortier quelques heures avant le premier brossage.
- Humidifiez légèrement les joints après 5 à 7 jours de séchage initial.
- Brossez les joints avec une brosse dure pour enlever l’excédent et révéler le grain du sable.
- Protégez les joints des intempéries (pluie, gel) pendant les premières semaines de durcissement.
Conseils d’expert et erreurs à éviter
Vous voulez réussir vos travaux sans accroc ? Voici quelques astuces pour éviter les pièges classiques et optimiser la durabilité de vos ouvrages.
Maîtriser les conditions météo
La météo n’est pas votre amie, c’est votre alliée. Appliquez vos mortiers quand les températures sont comprises entre 5°C et 25°C. Une chaleur excessive peut provoquer un séchage trop rapide, affaiblissant la prise. Inversement, un froid intense risque de compromettre la résistance finale de votre ouvrage. L’humidité ambiante joue aussi un rôle crucial pour une prise homogène.
Faire soi-même : Coût et faisabilité
Faire vos travaux vous-même peut être économique. Le coût des matériaux pour les joints est modéré. Cependant, le prix d’un professionnel se situe entre 70 et 100 euros par mètre carré. Pour un débutant, la tâche est délicate et demande de la minutie. Prévoyez des outils adéquats pour une réalisation réussie et des économies potentielles.