Gazon du Portugal : tout savoir sur cette plante robuste

Photo of author

Par Nina

Vous rêvez d’un gazon qui résiste à tout, sans vous ruiner en eau et en entretien ? Et si la solution venait d’ailleurs, d’un pays ensoleillé par exemple ? Le gazon du Portugal, ou Kikuyu, fait beaucoup parler de lui. Est-ce vraiment le super-héros de votre jardin ou un piège verdoyant ?

Kikuyu : le secret d’un gazon résistant et économe

Vous cherchez une solution pour une pelouse qui tient la route sans vous ruiner en arrosage ? Le Kikuyu pourrait bien être votre meilleur allié. Découvrons ensemble ce qui se cache derrière ce drôle de nom.

Qu’est-ce que le ‘Gazon du Portugal’ ?

Son vrai nom scientifique est Pennisetum clandestinum. Ce Kikuyu est originaire des hauts plateaux du Kenya, en Afrique. Son surnom de « Gazon du Portugal » lui vient de son introduction en Europe. C’est dans les années 1970-1980 qu’il a débarqué chez nous, via le Portugal.

Ses super-pouvoirs botaniques

Le Kikuyu est une graminée vivace de type C4, ce qui le rend très efficace. Il se propage par stolons aériens et rhizomes souterrains, garantissant une bonne couverture. Son système racinaire peut atteindre 40 cm de profondeur, un atout majeur pour sa survie.

Pourquoi choisir le Kikuyu ?

Vous voulez économiser l’eau ? Le Kikuyu réduit la consommation d’eau jusqu’à 70% comparé à une pelouse classique. La fréquence de tonte est également bien moindre. Ce gazon montre une résistance impressionnante à la chaleur et au piétinement. Il peut survivre 2 à 3 mois sans eau une fois bien établi.

Les faces cachées du Kikuyu : avantages et inconvénients

Analysons sans fard les forces et les faiblesses du Kikuyu. Chaque médaille a son revers, et ce gazon ne fait pas exception à la règle.

Ses atouts indéniables

Caractéristique Gazon Kikuyu Gazon traditionnel
Résistance sécheresse 2-3 mois sans eau Quelques jours
Vitesse croissance Très rapide Moyenne
Fréquence tonte Faible Élevée
Découvrez aussi :  Réussir son allée en gravier sans décaisser

Le Kikuyu est un champion de la survie. Sa résistance à la sécheresse et aux températures élevées est bluffante. Vous réduisez drastiquement les tontes, car sa croissance verticale est limitée. Il se régénère à une vitesse impressionnante après un dommage. Enfin, sa robustesse au piétinement en fait un choix idéal pour les zones de jeux.

Attention aux pièges !

Attention, le Kikuyu n’est pas parfait. En hiver, sous 5°C, il entre en dormance et jaunit. Il craint le gel sévère, avec une limite à -5°C. Son potentiel envahissant est réel : il s’étend par stolons et rhizomes, pouvant coloniser vos massifs. Il est donc recommandé pour les deux tiers sud de la France, et déconseillé au-delà de 800 mètres d’altitude.

Démystifions les idées reçues

Oubliez les légendes urbaines sur le Kikuyu. Oui, il est vigoureux, mais vous pouvez le contenir. Des bordures anti-rhizomes efficaces empêchent l’invasion des massifs. Et non, il n’est pas fragile, bien au contraire ! Une fois établi, il montre une résistance exceptionnelle au piétinement, défiant certaines idées reçues sur sa prétendue délicatesse initiale.

Planter et entretenir votre gazon Kikuyu : le guide pas à pas

Vous êtes prêt à vous lancer ? On vous guide pas à pas pour implanter et bichonner votre Kikuyu.

Le moment idéal pour semer

Le printemps et l’été sont vos meilleurs alliés. Visez entre mai et juillet, quand le sol se réchauffe vraiment. La température du sol doit dépasser les 18°C, et la nuit, il faut au moins 15°C. Comptez une densité de semis d’environ 15 à 20 grammes par mètre carré. Ne l’enterrez pas trop, 0,5 à 1 cm de profondeur suffit amplement.

Les alternatives au semis

Pour l’implantation du Kikuyu, vous avez le choix du roi. Chaque méthode a ses spécificités, ses avantages et ses inconvénients.

  • Semis de graines : C’est la solution la plus économique, mais elle demande un peu plus de patience pour voir le résultat.
  • Plaques ou rouleaux : Pour un effet « prêt à l’emploi », c’est rapide, mais le coût est bien plus élevé.
  • Plants à bouturer : Une méthode intermédiaire qui permet un bon contrôle de l’extension de votre future pelouse.
Découvrez aussi :  Créer son desherbant naturel : vinaigre, sel, liquide vaisselle

Le semis est donc économique si vous aimez semer votre gazon, mais le résultat n’est pas immédiat. Les plaques, elles, vous offrent un rendu vert instantané, mais attendez-vous à débourser 10 à 20 €/m². Quant aux plants à bouturer, à 2-3 € l’unité, ils vous donnent une maîtrise parfaite de l’implantation.

L’entretien simplifié

Avec le Kikuyu, l’entretien, c’est du gâteau. Gardez une hauteur de coupe de 3 à 4 cm minimum. En pleine saison de croissance, de mars à octobre, une tonte toutes les 2 à 3 semaines est largement suffisante. En hiver, il entre en dormance, donc pas besoin de le harceler. Un bon arrosage au départ, puis laissez-le faire sa vie, il est costaud.

Budget et choix : quel Kikuyu pour votre jardin ?

Évaluer les coûts et choisir la variété adaptée, c’est crucial. Ne vous lancez pas à l’aveugle, ce serait dommage, non ?

Combien ça coûte, le Kikuyu ?

Pour le budget, le semis reste l’option la plus économique, comptez 2 à 5 €/m². Les plaques ou rouleaux grimpent à 10-20 €/m². Un kilo de graines coûte environ 25-40 €, et un plant individuel, 2-3 €. Une installation par des pros peut chiffrer à 20-35 €/m².

Les variétés de Kikuyu : faites le bon choix

Il existe différentes variétés. Le standard (Vilmorin, Caillard) est à 20-30 €/kg. L’AZ-1, amélioré, monte à 40-55 €/kg. La nouvelle variété Zouina est plus chère, entre 60 et 80 €/kg, mais offre une meilleure résistance. Votre choix dépendra de vos attentes et de votre bourse.

Adapter le Kikuyu à votre région

En France, les deux tiers sud sont idéaux pour le Kikuyu. Au-delà de 800 mètres d’altitude, c’est déconseillé. Le gel est son ennemi, la limite est de -5°C. Votre pelouse appréciera un pH du sol entre 5,5 et 7 pour s’épanouir pleinement. Vérifiez bien avant de planter.

À découvrir également